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Alexandre-César-Léopold Bizet est un compositeur français du XIXe siècle.
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Alexandre-César-Léopold Bizet dit Georges Bizet est né au 26 rue de la Tour-d'Auvergne, à Paris le 25 octobre 1838,
et il est mort à Bougival le 3 juin 1875 d'une angine de poitrine. Il est rapidement rebaptisé Georges, le 16 mars 1840.
Son père était coiffeur-perruquier et sa mère pianiste amateur. Son oncle François Delsarte était professeur de chant, célèbre dans
l'Europe entière.
Il montre, très tôt, des dons pour la musique et entre au Conservatoire de Paris à l'âge de neuf ans. Il y récolte de nombreux prix — solfège, piano, fugue, orgue. En 1857, il écrit Le docteur Miracle qui lui permet de remporter le premier prix du concours Offenbach.
Son opéra Carmen adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée reste l'une des œuvres du répertoire les plus jouées dans le monde. Composé de 1 200 feuillets, c'est au cours de sa rédaction qu'il est victime de ses premières angines de poitrine et d'un rhumatisme articulaire.
Il épouse en 1869 Geneviève Halévy, fille de son professeur Jacques Fromental Halévy, qui lui donne un fils, Jacques (1872-1922).
Le 29 mai 1875, il se baigne dans la Seine, alors que l'eau est glacée. Le lendemain, il souffre d'un nouveau rhumatisme articulaire. Le 1er juin, des premières complications apparaissent. Dans l'après midi du 2, sa santé s'aggrave et dans la nuit, il est victime de complications cardiaques. Il meurt alors qu'il n'a même pas 37 ans.
16, rue Philippe Pagès 78300 Bougival
Carmen est un opéra — plus exactement, un opéra-comique — en quatre actes de Georges Bizet, composé en 1875, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle éponyme Carmen, de Prosper Mérimée. L'œuvre a été créée le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique de Paris.
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L'action se passe à Séville et dans les environs, au début du XIXe siècle.
Acte I
Une place à Séville, près d'une manufacture. Au tout début, Michaëla cherche son fiancé pour lui délivrer un message de sa mère avec qui Don José ne s'entend plus. Elle est abordée par des officiers (dont Moralès), prend peur et s'enfuit. Don José arrive peu après et est prévenu que sa fiancée est venue. Là, des enfants passent sur la place et se moquent des soldats... Les cloches sonnent : c'est l'heure de la pause pour les cigarières de la manufacture. Elles chantent et charment les quelques officiers autour d'elles jusqu'à ce que surgisse la plus belle des cigarières. Les hommes supplient la jeune fille de les aimer. Celle-ci s'en désintéresse et chante son fougueux Habanera. Don José est charmé lorsqu'à la fin de cette danse, Carmen lui lance sa fleur à la figure. La cloche sonne à nouveau et Don José voit disparaître la gitane. Michaëla le retrouve et lui délivre le message de sa mère. Puis, la jeune femme repart au pays. Soudain, les cigarières sortent de la manufactures, affolées, et mille cri résonnent. Elles se plaignent de Carmen qui blessa l'une de ses camarades. La bohémienne est arrêtée mais son charme fait effet sur Don José qui, sur le chemin de la prison, la laisse s'enfuir. Il est arrêté.
Acte II
Deux mois plus tard, dans la taverne de Lillas Pastia. Les contrebandiers font la fête avec les soldats. Lillas Pastia chasse pourtant les officiers car une nouvelle affaire pourrait se faire chez les contrebandiers. Mais à l'extérieur de la taverne, le torero Escamillo fait son entrée et attire la foule. Celui-ci tombe amoureux de Carmen au premier regard. Carmen refuse ses avances et il part. Le Dancaïre et le Remendado informent Carmen et ses deux amies d'un bon coup mais disent qu'ils auraient besoin d'elles. Carmen refuse de les accompagner et attend son amant libéré à la taverne. Lorsque Don José arrive, elle lui saute au cou. Malheureusement, le fait que son homme soit un soldat qui suit ses maîtres lui déplaît et une dispute éclate. Alors que Don José, énervé, est sur le point de partir, son lieutenant fait irruption. Le découvrant, il lui ordonne de le laisser seul avec Carmen. La jalousie est plus forte que tout et Don José lui tient tête. Le lieutenant tente de le tuer mais les contrebandiers arrivent à temps et l'arrête. A ce moment là, Don José se rend compte qu'il est obligé de suivre Carmen dans la montagne, lui qui pourtant, ne voulait rien entendre à cette fuite.
Acte III
Un site sauvage dans la montagne : le repaire des contrebandiers. Au cours d'une partie de cartes avec Frasquita et Mercédès, Carmen entrevoit sa mort prochaine. Ses amis contrebandiers viennent ensuite prévenir Carmen, Mercédès et Frasquita que trois douaniers gardent la frontière. Les jeunes femmes s'en vont à leur rencontre tandis que Don José est chargé de surveiller le camp pour la nuit. C'est alors qu'il rencontre Escamillo qui lui fait apprendre qu'il est le nouvel amant de Carmen. Don José le défie et alors qu'il est sur le point de le tuer, Carmen qui est de retour, l'en empêche. Ensuite, les contrebandiers découvrent Michaëla cachée dans un buisson qui venait chercher Don José pour le supplier de revenir au près de sa mère mourante. La colère de l'ancien officier explose sur la gitane qui l'a fait tant souffrir et accepte de revenir dans son pays avec Michaëla.
Acte IV
Une place à Séville, devant les murs et l'entrée des arènes. Acclamé par la foule, Escamillo accompagné de Carmen, entre dans le cirque pour de nouvelles courses de taureaux. Alors que la foule pénètre dans l'arène à la suite du torero, Don José paraît. Frasquita et Mercédès préviennent leur amie mais lui disent de prendre garde à cet homme éperduemment amoureux. En effet, Don José est revenu pour supplier Carmen de le suivre et d'abandonner son nouvel amant. Devant l'immuable refus de celle-ci, il devient menaçant et finit par la poignarder : il se laisse arrêter au moment même où les spectateurs sortent de l'arène en chantant le triomphe d'Escamillo.
Après la mort de Bizet, son ami le compositeur Ernest Guiraud a remplacé les passages parlés originaux, caractéristiques de l'opéra-comique, par des récitatifs. Cette révision a peut-être contribué au succès de l'œuvre en facilitant sa diffusion, notamment dans certains théâtres étrangers, peu habitués à pratiquer l'alternance entre dialogues et musique dans une œuvre lyrique. Cependant, cette adaptation est souvent contestée par les musicologues, et de nos jours, les deux versions sont jouées.
Quoi qu'il en soit, cet opéra a rapidement bénéficié d'une très grande popularité qui ne s'est jamais démentie. Il est généralement considéré comme l'opéra français le plus joué dans le monde.
Ceci peut s'expliquer, en partie, par les nombreuses oppositions qui jalonnent le livret, les scènes tragiques contrastant avec des passages plus légers, voire comiques (rôles de Frasquita, de Mercédès, du Dancaïre, du Remendado...), équilibre entre scènes de foule, avec chœurs et figurants, et scènes plus intimes dans lesquelles les solistes passent au premier plan... Mais la musique de Bizet, expressive, élégante et colorée, son orchestration, souvent raffinée, ses mélodies si faciles à mémoriser — par exemple, le thème du prélude — ne sont certainement pas étrangères à ce succès.
Parmi les plus belles pages de Carmen, citons :
Films adaptant l'opéra et/ou la nouvelle :
Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bizet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen
http://www.youtube.com
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